Biographie

Routes

Fabrice Azarov

Se présenter.

J’aurais pu choisir de rester en surface, en équilibre sur la ligne de flottaison. Après réflexion, je décidai de me raconter, un peu.

 

Où cela commence? 

C’est à l’enfance que je dois ma découverte de la musique. D’abord, le sacro-saint solfège aussi ennuyeux qu’utile, puis une embouchure, trois pistons et une trompette. Je souffle, je souffle, je souffle encore et encore devant mon pupitre harassé. Les applaudissements attendront. 

 

A l’école, la maîtresse fait chanter les élèves sauf moi. Je ne suis pas puni, enfin si on peut dire, j’ai la voix qui mue, je suis donc privé de chorale. Les coudes sur la table, les mains sous le menton, je regarde les autres chanter et s’amuser. J’aimerais tellement chanter. 

 

Mes parents rentrent en France. Je m’ennuie, ma vie d’avant et mes amis me manquent. Peu à peu, la solitude que j’affectionne cède la place à la tristesse.  Mes parents cherchent une solution et finissent par m’inscrire dans une association musicale. J’y trouve de vrais copains et je découvre le plaisir de partager avec eux des notes de musique. 

Le temps passe, je deviens presque un homme de 16 ans. J’ai besoin de m’exprimer. Naturellement, mon regard se porte sur la guitare et le chant. Je travaille, des gammes et un métronome, j’écris, des chansons et des poèmes, j’écoute, Brel, Brassens, Barbara, Bashung et tant d’autres, je lis les poètes, Baudelaire, Mallarmé, Verlaine, Rimbaud et tant d’autres. 

 

J’ai vingt ans sur les bords de la Garonne. Je suis à la fac de lettres comme un poisson dans l’eau et j’ai des envies plein la tête. Je forme un groupe et des années durant, je partage mes chansons sur scène, chansons que l’on peut retrouver sur les plateformes de streaming sous le nom de Licorne, souvenirs d’un temps passé. Aujourd’hui, je les confie à d’autres artistes qui ont la délicatesse de les chérir comme je l’aurais fait.

 

Parallèlement à mes études de lettres, je rentre, un peu par hasard, au Conservatoire National de Région de Bordeaux. Quand je dis « un peu par hasard », c’est parce que jamais je n’aurais imaginé me retrouver, un jour, sur une scène d’opéra. J’étudie dans la classe de chant de Maryse Castets, elle me forme, m’encourage et me transmet cette passion du chant avec une telle générosité. Je l’entends encore me prodiguer ses conseils ponctués d’un sourire lumineux. Merci Madame.

 

Je quitte Bordeaux pour Lyon, je passe de l’ouest à l’est. Curieux, n’est-ce pas ? Le destin est parfois plein de malices.

 

Je rencontre la basse Alain Sobieski, d’origine russo-ukrainienne, qui me sensibilise à la musique russe et à la vocalité de la langue slave, sa poésie et son essence tellurique. Quand je vous dis que le destin est un petit plaisantin, soudain mon âme se met à vibrer, viscéralement. C’est à n’y rien comprendre. Que se passe-t-il ? Bien plus tard, j’apprendrais mes racines slaves cachées sous les secrets de famille. 

 

A Lyon, je participe à de nombreux ensembles et productions, l’Ensemble Les Siècles Romantiques dirigé par Jean-Philippe Dubor, l’ensemble Phenomenon, les productions de l’Opéra de Lyon ou bien dans différentes interventions solistes.

 

Où cela m’emmène ?

A la voix comme l’expression première de notre humanité, matière organique invisible composée d’ondes et d’émotions physiquement ressenties,

A la musique et ses silences comme langage universel des mouvements de notre âme, lien intense vers la découverte de soi et de l’autre,

Au chant comme agrégat de nos blessures et de nos forces mêlées dans une seule intention : vibrer

 

Jean-Noël Poggiali

Formé en chant et en histoire de la musique au Conservatoire National de Région de Lyon, Jean-Noël Poggiali suit le cursus musicologique de l’Université de Besançon et élargit son horizon abordant des esthétiques et périodes variées : de la gestique baroque aux arts gestuels japonais traditionnels (Kabuki, Nô, Kyōgen). S’il endosse sur scène de très nombreux rôles d’opéra, opéra-comique ou opérette en France comme à l’étranger, il prend régulièrement part à des créations de théâtre musical mêlant les pratiques du chant, de la danse contemporaine et du théâtre, comme avec l’ensemble Carpe Diem ou la compagnie Délyriades.

Jean-Noël Poggiali interprète aussi la musique de la Renaissance en quatuor ou en quintette de solistes a cappella tant en concert qu’à l’occasion de spectacles scéniques en France et en Suisse. Il est par ailleurs l’un des chanteurs du Chœur Britten, dirigé par Nicole Corti et se produit également dans des productions de l’Opéra National de Lyon.

Jean-Noël Poggiali met en scène la comédie L'Étrange Noël de Janique et Célimène de Jean-Pierre Roos (avec Martine Gautier et Anny Vogel) et Du côté de chez eux, comédie-chanson de Murielle Magellan. Il écrit ou coécrit plusieurs spectacles : Petit Précis de zoologie, Princes et Princesses, Divas et Promenons-nous dans les bois, spectacle musical et théâtral où il est accompagné dans un répertoire orchestré par Fabrice Boulanger.

Jean-Noël Poggiali est l’un des interprètes de La belle saison est proche, CD (Maguelone) autour de Robert Desnos (quatre étoiles, le Monde de la Musique). 

En voir plus sur son site web 

Christophe de Biase

 

C’est après des études de piano et une Licence de Musicologie à l’Université de Lyon que Christophe de Biase découvre le chant auprès de Dominique Merle. Il entre ensuite au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe de Françoise Pollet, il obtient son Prix de chant en 2004. Il intègre ensuite l’European Opera Centre de Liverpool sous la présidence de Kent Nagano.

Il est Prix Mélodie du Concours International de Chant de Mâcon et finaliste du Concours International de Chant de Marmande.

 

Ses qualités vocales, son élégance naturelle et sa délicatesse lui permettent de faire une carrière internationale à Paris, Lyon, New York, Genève, Liverpool, St Etienne, Grenoble… dans de dans de nombreux rôles d’opéra notamment dans les rôles de Jupiter et Cithéron (Platée, Rameau), Guglielmo (Cosi Fan tutte, Mozart) avec les Musiciens du Louvre, le Baron (Vie parisienne, Offenbach) à Clermont- Ferrand, Ming-Ming (Lili- Tsee, Franz Curti) au Victoria Hall de Genève, Dimitri (Music shop, Wargo), Charlot (Angélique, Ibert), Lafayette (Allégorie forever, Fournier) au Festival d’Ambronay. Onéguine (Eugène Onéguine, Tchaïkovski) et Mephisto (Extraits de la Damnation de Faust, Berlioz) au Festival Berlioz de la Côte Saint André, Mill (Cambiale di matrimonio, Rossini) à Paris, Papageno (La Flûte enchantée, Mozart) au Festival Mozart de Saou. L’Horloge et le Chat (Enfant et les sortilèges, Ravel) au Liverpool National Theater, le Journaliste (Lulu, Berg), Premier Prêtre (Prigioniero, Dalla Piccola) et tout récemment Colline (La Bohème, Puccini) à l' Opéra National de Lyon.

 

En solo concert, Christophe de Biase chante Carmina Burana de Carl Orff à Grenoble et Colmar, le Te Deum de Charpentier au Monastère de Brou à Bourg en Bresse, la Missa di Gloria de Puccini, le Canto general de Theodorakis, le Requiem de Fauré, le Requiem de Duruflé, la Petite Messe Solennelle de Rossini, la Cantate 36 de Bach, The Creation de Haydn, Stabat Mater de Dvorak et Sept Paroles du Christ de Mendelssohn, Oratorio de Noël de Saint-Saënt…

 

Chanteur passionné et éclectique, c'est avec une grande joie que Christophe de Biase a intégré AÏLACK.

 

Alain Sobieski

Basse issue du Conservatoire Supérieur de Bruxelles (classe de Jules Bastin), Alain Sobieski appartient à l’Opéra de Lyon depuis plus de 15 ans.

D’origine ukrainienne, il s’est spécialisé dans le répertoire russe et français. II y a incarné plusieurs rôles dans différents opéras tels que La Bohème, Ariane et Barbe bleue, Idoménée. II a été également soliste du Concert de l’Hotel-Dieu dirigé par Franck-Emmanuel Comte (Orfeo, Les Vêpres de la Vierge, etc.).

Alain Sobieski est membre du quatuor Tétragone spécialisé dans un répertoire éclectique et léger.

Il chante Sparafucile et Monterone dans Rigoletto (Les Rencontres Lyriques).

Alain Sobieski a enregistré un disque consacré à Bach, Fauré et Moussorgsky et un second consacré à l’Intégrale des Mélodies de Borodine. Son enregistrement du Voyage d’hiver est l’aboutissement d’une collaboration fructueuse avec Thérèse Monloup et déjà marquée par plusieurs récitals.

Récemment, il a pris part à la version orchestrale des Sept Dernières Paroles du Christ en croix de Joseph Haydn dirigée par William Christie.